
Abre el mar /
Ouvre la Mer
Guillevic, Eugéne
La mosca muerta 16
Poesía, 2007, 158 pp.
Traducción de B. Ruiz
ISBN
Écrits des Forges 2-89046-885-2 /
ISBN
Plan C editores: 968-5395-20-9
Eugène Guillevic nació en Carnac, un
pueblo del Morbihan, en Bretaña, el 5 de agosto de 1907. Su padre fue marinero
y policía. Su madre, una mujer severa. Le prohibieron aprender el bretón; a
cambio aprendió el alemán y el alsaciano. Trabajó en la administración pública
toda su vida, principalmente en la oficina de registro y en el Ministerio de
Finanzas como inspector de la Economía Nacional. casó en 1930. Tuvo una hija
que murió a los 16 años. Simpatizó con los republicanos durante la guerra civil
española. Se inscribió en el Partido comunista en 1942 donde militó hasta 1980.
A partir de 1955 hasta su retiro, vivió en París.
Sus primeros poemas los escribió en
1932. Sin embargo, su primer libro, Requiem, aparece hasta 1938. Terraque,
se publica en 1942. Proses ou boire dans le secret des grottes compila
su producción entre 1935 y 1943. En 1947 publica Exécutoire, que fue
inmediatamente editado por Gallimard. Dos años después apareció Gagner.
A partir de la segunda mitad del siglo pasado su producción se vuelve más
intensa. Terre à bonheur es de 1952; Trente et un sonnets,
de 1954. En 1961, se publican; Carnac, Sphère y Rond.
Otros de sus títulos son: Euclidiennes, 1967. Ville, 1969; Encoches,
de 1970; Paroi, 1971; Inclus, 1973; Du domaine, 1977; Etier,
1979; Autres, 1980; Trouées, 1981; Requis, 1983. Art
Poétique, 1989; Le Chant, 1990; Maintenant, 1993; Nature
épousée, 1993; Possibles futurs, 1996. Recibió el Gran premio de
poesía de la Academia Francesa en 1976. En 1984, el Gran premio nacional de
poesía. Murió en marzo de 1997.
Guillevic es considerado uno de los grandes poetas franceses del siglo XX. Sus traducciones en 60 países se han vertido en 40 lenguas. Para él, la poesía "permite acercarse a la inquietante extrañeza de las cosas".
Guillevic est né à Carnac (Morbihan), le 5 août
1907, d’un père marin puis gendarme et d’une mère couturière. Enfance pauvre et
démunie, sans tendresse de la part d’une mère extrêmement dure. Il fait ses
classes primaires en Bretagne et ses classes secondaires en Alsace. Il apprend
le breton —interdit à la maison et à l’école – et l’alémanique (dialecte
alsacien) et l’allemand. Il a travaillé presque toute sa vie dans
l’administration publique principalement au Ministère des finances et
inspecteur de l’Économie Nationale. Il a fraternisé avec des républicains
durant la guerre civile espagnole. Il s’inscrit au Parti communiste en 1943
qu’il quitte en 1980. Il a vécu à Paris de 1935 jusqu’à sa mort.
Il écrit depuis sa prime adolescence.
Les premiers poèmes dont on garde trace datent de 1923. Il publie sa première plaquette Requiem, en 1938, chez Tschann, à Paris et son premier recueil Terraqué, chez Gallimard en 1942. Il ajoutera 22 autres recueils chez
cet éditeur, au fil des années, dont : Exécutoire
(1947), Gagner (1949), 31 Sonnets (1954), Carnac (1961), Sphère (1963), Avec (1966), Ville (1969), Du
domaine (1977), Requis (1983),
Motifs (1987) Art Poétique (1989), Le chant (1990), Maintenant (1993) et Possibles futurs (1996). Sa poésie est traduite en une cinquantaine de langues
diffusée dans soixante pays.
Acerca de la poesía de Guillevic
Sus poemas envejecen bien. Muy bien.
Nacidos
todos en el seno de su ruda y añorada Bretaña que para siempre se inscribe en
el espacio y permanencia de su país interior.
Con
la saliva del corazón, Guillevic trenza y edifica una a una sus palabras, ramas
que se articulan y cimentan sabiamente la densidad y la fuerza de su poema.
Lo
que monta en escena son las palabras de un hombre que se vuelve viento, mar,
bestias, hierbas salvajes, aves marinas y a veces humanos de ciudad y suspiros
de amor. Su poema detiene el tiempo de lo que dice y nos deja en el rastro de
lo que se abstuvo de decir o en la interrogación de lo que no habíamos
percibido antes de leer.
Sus
poemas tienen la piel del menhir. Se mantienen de pie ante la eternidad.
Son
ese lugar de reencuentro y ese cordón inmortal que lo liga a la vida, al amor,
a la muerte que regenera su Bretaña interior. Son su alma-Carnac hecha de luces
y sombras de cada una de sus palabras, de sus objetos, de los humanos y las
emociones que lo habitan. Este libro las comparte.
Guillevic
nos ha creado una arquitectura del decir: ser poema de una intensidad máxima en
un tiempo mínimo. Intenso y breve como la vida.
Sus
poemas envejecen bien. Muy bien. Sus lectores, también.
Buena
lectura.
Gaston
Bellemare
Guillevic,
pour toujours
Ses poèmes
vieillissent bien.
Fort
bien.
Tous nés du sein de sa rude mais marquante Bretagne qui, à
jamais, s’inscrit dans l’espace et la durée de son pays intérieur.
Avec la salive du cœur, Guillevic tresse et monte un à un
les mots – brindilles qui articulent et cimentent savamment la densité et la
force de son poème.
Celui-ci met en scène les mots d’un homme qui devient vent,
mer, bêtes, herbes sauvages, oiseaux de mer et parfois, humains de ville et
bouffées d’amour. Son poème arrête le temps de ce qu’il dit et nous laisse dans
la trace de ce qu’il s’est abstenu de dire ou encore dans l’interrogation de ce
que nous n’avions pas perçu avant de le lire.
Ses poèmes ont de la peau de menhir. Ils tiennent droit devant l’éternité.
Ils sont ce lieu de rencontre et ce cordon increvable le
rattachant à la vie, à l’amour, à la mort que génère sa Bretagne intérieure.
Ils sont son âme-Carnac faite des lumières et des ombres de chacun des mots,
des objets, des humains et des émotions qui l’habitent. Ce livre vous les donne
à partager.
Guillevic nous a créé une architecture du dire: être poème
d’une intensité maximale dans un temps minimal. Intense et
court comme la vie.
Ses poèmes vieillissent bien. Fort
bien. Ses lecteurs aussi.
Bonne lecture.
Gaston Bellemare
